L’ aura du crime

Des mandibules ou des scrupules,
des suites d’effilochements
de tissus usés, malmenés.
Des petites créatures tangibles,
plastifiées, d’une viscosité tenace
qui appellent d’autres rêves
où siègent les tentacules
de tes émotions foutues.
Puis, les associent à de la terre
de différents rouges;
et une soif d’hiver ressurgit.

J’ai appelé tant de fois
les absents,
les ennemis du vent.
Je refuse le mécanisme
du broyeur de souffle.
Je refuse tous les mécanismes.
Autour de moi,
s’agitent les assureurs;
les ennuyeux ennuyés qui s’ennuient.
Mêh..! Je sais qu’ils existent, moi.

La lisière et l’orée,
Les immeubles et les parkings.

Ecrivent encore de l’autre côté
de la marge, et
ont encore besoin des lignes
comme repères.
N’enjolivent rien.
N’utilisent pas l’aire de jeu.
N’ont pas de rôle.
Ne sont pas drôles.

Le goût du smecta,
le goût du crime
quand le soleil, au zénith,
s’écrase violemment
sur la peinture de la porte d’entrée,
juste devant.
Toi, tu es là et tu regardes.
Tu te poses.
Tu te prosternes presque
– un instant –
avant de rentrer.