Idiosyncrasie

a découpé
comme des photos achalandées
fractionnent les gestes du mouvement
ses états ses visions

est certain maintenant
qu’il peut se perdre au lieu
de se retrouver
il peut se disperser
se disloquer se fragmenter
et après?

mais reste froide sur sa chaise
incontestablement
se détache se décroche
les moments s’acharnent
a lui ôter sa fluidité suintante

un joli thème qui vaut la peine

les araignées grimpent
sur le rebord
et dans le jardin
les allées et venues

 

sensible
d’un élément supplémentaire
à un échange à un changement
au retour du vide
les sinusoïdales s’étalent

les étirements et les élongations
se confondent
s’arrachent et se déchirent
les sentiments plastiques
qu’on désintègre
avec les yeux

postiche
les blancs qui comblent
inexistants et envahissants
les breaks et les trous noirs
se rallume une clope
dans la piège euphorie
du « je ne sais où je suis »
implacable

tout s’éclaire si

les pensées comme des mille pattes
se décident et stoppent net
se rendent bien compte que ça s’gâte
arrêtent de se croire aussi bêtes

 

va voir ailleurs si j’y suis
démultiplie
les symptomatiques doutes
redécoupe